PSMO (Port Seine Métropole Ouest) : étude d'impact sur l'environnement sonore

Vous trouverez ci-joint le courrier adressé à Ports de Paris concernant l'impact de PSMO sur l'environnement sonore. Il n'est pas tolérable que Ports de Paris  constate lors de l'étude d'impact sur le bruit que PSMO contribue à l'accroissement de l'environnement sonore, au point de devenir insupportable, pour les riverains du port , notamment le long de la RD30 sans prendre les mesures correctives adaptées. Exigeons-les 

L’analyse de cette fiche d’impact nous amène à faire les remarques suivantes.

L’étude des écarts par rapport à une situation de référence est toujours biaisée par le choix de la situation de référence. Aussi faut-il toujours plutôt se référer d’une part à une comparaison par rapport à la situation actuelle que l’on peut mesurer, et d’autre part par les valeurs obtenues en absolu.

Ceci est particulière vrai dans l’étude d’impact sur le bruit.

La carte ci-après, reprise de la fiche d’impact, donne la situation actuelle. 

La carte suivante, également reprise de la fiche d’impact, donne la situation calculée en 2040. 

Notons les différences pour les trois points habités LD1, LD3 et LD6.

Localisation

Situation actuelle

Etat projet 2040

Evolution

LD1 le long de la RD30

56 dB(A)

63,7 dB(A)

+14%

LD3 rive de seine à Andrésy

50,5 dB(A)

52,4 dB(A)

+4%

LD6 conflans fin d’oise

54,5 dB(A)

44,3 dB(A)

-19%

 

On peut être surpris de l’évolution du point LD6, mais le niveau sonore ne doit pas évoluer sensiblement en ce point. L’évolution sur LD3 est raisonnable et reste dans des proportions acceptables.

Il n’en est tout autre de l’évolution le long de la RD30, à proximité des habitations :  le niveau sonore passe d’une situation acceptable à une situation difficilement tolérable. PSMO pourra arguer qu’il n’est responsable que d’une partie de cette augmentation, néanmoins il y contribue.

Alors que faire pour rendre le projet PSMO acceptable ?  Des pistes existent :

·         En limitant le trafic sur la RD30, essentiellement en réduisant le trafic de transit pour lequel il faut favoriser l’utilisation de la RN184 et ne pas offrir des commodités de passage par cette zone.

·         En prenant des mesures de précaution importante pour protéger les populations impactées.

L’étude d’impact ne saurait se limiter à constater une situation future inacceptable. Ports de Paris et les autorités publiques doivent se mettre d’accord sur des mesures qui permettront d’infléchir ces prévisions et rendre le projet PSMO acceptable.