PSMO (Port Seine Métropole Ouest) : étude d'impact sur le trafic

Vous trouverez ci-joint un courrier  à Ports de Paris. Il n'est pas acceptable dans la réalisation d'un nouveau projet de constater et d'accepter que le trafic sera complètement bloqué dans cette zone à certaines heures de la journée. 

Exigeons des mesures correctives. 

L’analyse de la fiche d’impact n°4 concernant l’étude du trafic routier nous amène à formuler les remarques suivantes.

L’impact de PSMO sur le trafic routier n’est pas négligeable et selon nous a été mal appréhendé.

Le tableau ci-après, figurant dans cette étude d’impact, montre un accroissement sensible :

·         sur le total TV (total véhicules), +37% (2030/1485) par rapport à la situation actuelle aux horizons 2035 et +34% (1986/1485) par rapport à la situation actuelle aux horizons 2040

·         sur le total TV (total véhicules), +13% (2030/1791) par rapport à un situation de référence sans le port en 2035 et +24% (1986/1603)  par rapport à un situation de référence sans le port en 2040.

L’argument comme quoi la mise en place du port rend la situation moins grave pour le trafic camion (-16% : 1056/890) est largement compensé par l’accroissement de véhicules légers (+55% : 1140/735). En tout état de cause même avec le port la circulation de camions reste à l’horizon 2035 supérieur à la situation actuelle (+14% : 890/784).

 

Il en résulte une situation de trafic inacceptable en 2035 comme le montre la carte ci-après également joint à la fiche d’impact : situation en heures de pointe du soir pour les véhicules légers : tout est en rouge (risque de congestion : rapport trafic/capacité supérieur à 80%), même après la construction du Pont d’Achères. 

PSMO contribue donc à saturer un réseau déjà surchargé. Et une telle situation ne peut pas être tolérée sans réaction. 

Alors que faire ?

Certes on peut penser que ces études reposent sur des projections qui ne seront peut-être pas réalisées, car le monde évolue et à l’horizon 2035 qu’il est difficile de faire des prévisions (ce sont les propos de M. Gaillard lors de l’atelier sur le sujet). « Attendons le pire n’est pas certain » : ne nous semble pas être la bonne solution.

Nous préférons une approche plus positive : ces études, dont nous n’avons le détail, reposent sur des hypothèses : il faut les prendre une par une et voir quelles mesures on peut prendre pour les infléchir une à une : en se donnant pour objectif de maintenir le trafic au niveau actuel.

Des pistes existent :

Pour les véhicules légers :

·         Navette RERA pour le personnel du chantier et du port,

·         Incitation financière pour l’utilisation des transports en commun pour le personnel (remboursement des tickets de transport correspondant),

·         Choix de personnel local notamment venant d’Achères,

·         Décalage des horaires pour l’étalement des déplacements,

·         ….

Pour les camions :

·         Incitation à privilégier le report modal y compris dans la période de chantier.

·         ….

Et d’un point de vue global :

·         En détournant de cette zone tout  trafic de transit, en favorisant le passage par la RN184 et en pénalisant le passage dans cette zone.

·         …

Il conviendrait de mesurer l’impact de telles mesures sur les hypothèses de cette étude dans le but de rendre acceptable PSMO en termes de trafic.

Quoiqu’il en soit, les habitants du territoire ne laisseront pas passer une telle étude, qui conduit à une situation inacceptable, et demande à ce que les élus, notamment ceux d’Achères se saisissent du sujet. Il convient que dès à présent des mesures soient prises pour que PSMO soit, y compris au niveau du trafic routier dans la zone, un projet de progrès et non une gêne supplémentaire.