PSMO (Port d' Achères) : Cahier des prestations architectecturales paysagères et envionnementals

Vous trouverez en pièce jointe le cahier des prestations architecturales, paysagères et environnementales issu de la concertation du printemps 2017. Ce cahier correspond à ce qui sera demandé aux entreprises s'implantant sur le port. 

Nos remarques correspondant à ce cahier et adressé ce jour à Ports de Paris. 

Remarques sur le document « Cahier des prescriptions architecturales paysagères et environnementales » de Juin 2017.

Quatre remarques générales

La première remarque n’a pas de rapport direct avec le document. Ce document suggère aux entreprises qui s’installent sur le site PSMO des engagements de performance, il nous semble tout naturel que Ports de Paris, en tant qu’occupant du site, s’engage, à titre d’exemplarité, de respecter ces engagements de performance.

Il aurait par ailleurs, à notre sens, été utile de mieux préciser le caractère évolutif d’un tel document et de son processus d’actualisation (avec les entreprises présentes sur le site et les associations). Il est évident que dans le temps et au fur et à mesure de l’avancement du projet ce document évoluera. Selon quelles règles ?

La troisième remarque concerne les diverses mutualisations qui peuvent être mises en place dur le site entre entreprise. « Ports de Paris » a un rôle essentiel dans la mise en place de ces mutualisations, il doit en être l’incitateur, le coordonnateur, le facilitateur. Il nous parait utile de détailler ce que compte faire Ports de Paris dans ce domaine (et à quel stade de développement du projet il compte le faire) de façon à pouvoir le présenter clairement aux entreprises qui désirent s’installer sur le port (gestion des eaux, gestion des déchets, politique énergétique, tourisme industriel, services comme bornes de recharge, ou services bateliers, …). Nous avons noté que cet aspect de la mise en place du port serait détaillé dans les phases ultérieures de concertation.

Une suggestion enfin : pourquoi ne pas viser un port à énergie positive ? Il y aurait là une image très valorisante pour Ports de Paris dans sa volonté de faire de ce port un exemple d’industrie moderne et innovante. L’idée pourrait certainement trouver des partenaires intéressés (ADEME, Ministères, EDF,..)

·         Où en est-on de l’étude géothermique du terrain évoqué lors des ateliers ? L’opportunité de la carrière est à saisir si la géologie s’y prête.

·         Les entreprises sont incitées à mettre en place des panneaux photovoltaïques. Mais ce n’est évidemment pas l’objectif premier des entreprises qui sont amenés à s’installer sur le port et donc sans politique énergétique sur le site et une réelle incitation le résultat ne sera pas là. En Allemagne, 46% de la capacité de production des énergies renouvelables est directement aux mains des particuliers, souvent organisés en coopérative. Ce n’est certes pas non plus l’habitude de Ports de Paris de prendre en main un tel sujet. Mais pourquoi ne pas profiter du port pour créer cet élan ?

·         Attendre la mise en place de la communauté portuaire (page 39) « pour amorcer des réflexions en matière d’écologie industrielle et lancer des études sur le potentiel d’utilisation des énergies renouvelables » est bien insuffisant et ne témoigne pas d’une volonté de Ports de Paris d’aller de l’avant. Il serait vraiment dommage pour Ports de Paris de rater l’opportunité d’être porteur de progrès dans ce domaine par crainte du nouveau.

Quelques remarques particulières :  

·         La gestion des eaux pluviales : plusieurs paragraphes traitent du sujet avec une incitation à leur récupération et leur stockage.  

o   Page 19 (engagement de performance) : « récolter les eaux pluviales pour favoriser leur rétention temporaire. »

o   Page 31(prescription) : « mettre en place un système d’arrosage économe en eau … et/ou récupération d’eaux pluviales destinées à l’arrosage. »

o   Page 34 (prescription) : « prévoir les aménagements pour gérer les eaux (pluviales) qualitativement et quantitativement de manière autonome à la parcelle. »

o   Page 34 (engagement de performance) : « adapter les aménagements pour permettre le recyclage des eaux pluviales. »

Ces paragraphes vont tous dans le même sens mais à des niveaux d’exigence (prescription ou engagement de performance) différents. Nous voyons mal comment on peut gérer qualitativement et quantitativement les eaux pluviales sans un stockage temporaire permettant de le faire et à partir du moment où ce stockage existe, il y a bien sûr tout intérêt à utiliser les eaux ainsi récoltées.

·         Gestion des déchets (page 27) : « prévoir un endroit de stockage pour les déchets toxiques » est une préconisation. Cela voudrait dire qu’il se pourrait que certaines entreprises ne stockent pas leurs déchets toxiques dans des lieux spécifiques et les laissent « traîner » sur leur parcelle ? Cela nous semble impensable et même contraire à la réglementation. Souvenons-nous d’AZF !

·         Tourisme industriel (page 22) : il est bien que cette page existe et que le sujet soit traité. Les engagements de performance énoncés nous semblent corrects. Néanmoins sans une incitation « forte » à développer ce tourisme industriel, on peut craindre que les entreprises qui s’installent n’y voient pas d’intérêt. Il y aura lieu d’être plus exigeant si on veut espérer que ce tourisme industriel se mette en place.